Monthly Archives février 2020

Conférence de Presse – Journée Internationale des maladies rares

La 13ème édition du « Rare Disease Day » aura lieu samedi 29 février 2020.
Les différentes entités de la Plateforme Maladies Rares ont organisé une Conférence de presse autour d’une étude conduite par Orphanet et EURORDIS qui montre que plus de 300 millions de personnes vivent aujourd’hui avec une maladie rare dans le monde. 
La présentation de ces chiffres a été suivie de 3 témoignages poignants de personnes confrontées à une maladie rare.

Conférence : L’INTERFÉRENCE ARN : DE LA DÉCOUVERTE AU MÉDICAMENT.

Retrouvez le Professeur Philip A. Sharp lors de la Conférence au Collège de France, le 26 mars  2020 à  16 heures : RNA INTERFERENCE, FROM DISCOVERY TO DRUGS FOR PATIENTS – L’INTERFÉRENCE ARN : DE LA DÉCOUVERTE AU MÉDICAMENT.

Professeur Philip A. Sharp : Prix Nobel 1993 De Physiologie et De Médecine
PhD, Koch Institute for Integrative Cancer Research, Massachusetts Institute of Technology

Amphithéâtre Guillaume Budé
11, place Marcelin-Berthelot
75005 Paris

Une molécule active identifiée chez la levure du boulanger !

Le BPAN est une pathologie rare et orpheline de traitement dont la cause est due à des mutations dans le gène WDR45 (codant pour la protéine WIPI4). La difficulté à utiliser des modèles de cellules tels que les cellules de patients, a rendu urgent le développement de modèles cellulaires plus simples pour la recherche de nouveaux traitements efficaces.

C’est pour cela que l’Association Autour du BPAN – avec le soutien de la Fondation Maladies Rares – a choisi de financer les travaux du Dr Lasserre – INSERM U1211 MRGM (Maladies Rares : Génétique et Métabolisme) à Bordeaux1 – basés sur l’utilisation de Saccharomyces cerevisiae couramment appelée levure du boulanger.

La levure est un organisme qui offre une alternative de modèle d’étude très intéressante. En effet, la conservation des gènes entre S. cerevisiae et l’Homme fait que des études réalisées sur ce modèle sont applicables au modèle humain, et pour aller plus loin, aux maladies humaines2.

L’objectif principal de ce projet est le repositionnement pharmacologique3 pour pallier à l’absence de la protéine WIPI4, dont la production est affectée par les mutations dans le gène WDR45. La méthode utilisée consiste dans un premier temps à reproduire la situation pathologique du BPAN en inactivant le gène de la levure qui correspond au gène humain WDR45. Par la suite, les chercheurs vont tester, en une unique manipulation, un large panel de molécules en seulement quelques semaines1 (voir figure ci-dessous).

A ce jour, une première molécule d’intérêt a pu être mise en évidence. Elle va être utilisée comme contrôle positif pour tester une banque d’environ 1300 autres molécules (possédant une autorisation de mise sur le marché), et sera également testée sur des cellules de patients.

Actuellement, une étudiante de Master 2, dont le stage est financé par l’association, rédige son mémoire bibliographique (synthèse d’articles scientifiques et description du projet concernant le BPAN) avant de commencer les expérimentations début 2020.


Figure. Méthode de criblage de molécules pharmacologiques sur levures mimant le BPAN.
Les levures sont d’abord cultivées dans des conditions où elles peuvent croitre (1). Elles sont ensuite déposées sur un milieu solide offrant des conditions où elles ne peuvent pas pousser (2). Des filtres stériles sont déposés (3) puis imbibés par des composés chimiques (une molécule par filtre) (4). Si une molécule est active positivement, alors un halo de croissance est observé autour du filtre.                    
Le criblage ciblé de quelques molécules a permis d’identifier une première molécule active sur les levures mimant le BPAN.

1 https://mrgm.fr/
2 Lasserre et al., 2015. Article à télécharger ici
3  Le repositionnement pharmacologique consiste à utiliser des molécules pharmacologiques déjà présentes sur le marché pour identifier des pistes de nouvelles cibles thérapeutiques.

 

Résultat de l’AAP de l’APEHDia* en partenariat avec la Fondation Maladies Rares

En Septembre 2019, l’association APEHDia lançait son 1erappel à projets de recherche en partenariat avec la Fondation Maladies Rares. A l’issue du processus d’évaluation un projet de recherche fondamentale sur la hernie de la coupole diaphragmatique a été retenu pour un financement de 10 000 euros.

La hernie de coupole diaphragmatique (HCD) est un défaut de fermeture du diaphragme lors du développement du fœtus in utero qui permet un passage anormal des viscères abdominaux (intestins, estomac, foie) dans le thorax. La présence de ces viscères dans le thorax comprime et perturbe le développement des poumons. La HCD est une maladie congénitale rare qui touche 1 à 5 nouveau-nés pour 10000 naissances et dont l’origine reste inconnue. Aujourd’hui le taux de mortalité en France s’élève à 40%.

La fonction pulmonaire des nourrissons atteints d’HCD est difficile à prédire avant la naissance. Pourtant ce paramètre définit la prise à charge la mieux adaptée pendant la grossesse, puis au moment de l’accouchement et l’accompagnement des parents. Actuellement l’insuffisance respiratoire néonatale est présumée à partir d’une évaluation du volume pulmonaire sur des critères uniquement morphologiques. Outre l’éventail des éventualités médicales à appréhender pour l’équipe soignante, cette incertitude du diagnostic, quant à la sévérité de la maladie, est source d’anxiété pour les parents.

 Le Dr KHEN-DUNLOP (Unité INSERM U970 PARCC HEGP – Hôpital Necker) propose d’utiliser une technique d’imagerie médicale non-invasive – l’IRM-BOLD (Blood Oxygen Level Dependent) pour améliorer l’évaluation de la fonction pulmonaire dans la HCD.
Grâce au financement de l’APEHDia, l’équipe s’attachera à démontrer que la technique d’IRM-BOLD pourrait permettre d’évaluer la fonction pulmonaire du fœtus in-utero de manière satisfaisante.Si leur approche s’avère concluante, la technique pourra être évaluée chez des femmes enceintes.

Ces travaux de recherche pourraient aboutir surunoutil pronosticde la fonction pulmonaire post-natale chez les fœtus porteurs de HCD. Ce nouveau paramètre pourrait ainsi compléter le critère uniquement morphologique du volume pulmonaire.Il permettrait une meilleure anticipation de la prise en charge de la maladie, tant pour l’équipe médicale que pour les parents.

 La Fondation Maladies Rares suivra scientifiquement ce programme de recherche pendant un an et accompagnera sa valorisation avec l’APEHDia.

 *APEHDia : Association pour encourager la recherche sur la hernie diaphragmatique

Pour en savoir plus : https://apehdia.wixsite.com/apehdia

 

Appel à projets Recherche « BD Thérapie » de AFMBD

L’anémie de Blackfan-Diamond est une maladie rare ribosomique qui se caractérise par une incapacité à produire des globules rouges. Les patients et leurs familles sont regroupés depuis 25 ans en association (AFMBD : www.afmbd.org). L’Association lance en 2020 son premier appel à projets. Tout projet de recherche clinique ou préclinique sur l’anémie de Blackfan-Diamond est éligible à condition qu’il se focalise sur la recherche et le développement de nouveaux traitements de la maladie ou sur l’amélioration significative de traitements existants.

Le texte de l’appel à projets et les modalités de candidatures sont accessibles sur le site de l’association : http://afmbd.org/index.php/appel-a-projets-recherche/ .

Date limite de dépôt : 29 Février 2020.

Cahier Orphanet : Vivre avec une maladie rare en France

Le Cahier Orphanet « Vivre avec une maladie rare en  France – Aides et Prestations. » est en ligne ici.
Ce Cahier a pour but de guider les personnes atteintes de maladies rares ainsi que leurs proches dans le système de soins et d’accompagnement médico-social et de les informer sur leurs droits aux aides et prestations sociales.